Génération Sports Périgord

MMA

KICKBOXING
Les techniques offensives de percussion de bras (coups de poing) sont reprises de la boxe anglaise, pour les techniques offensives de percussion de jambe (coups de pied) elles sont identiques à celles des arts martiaux et peuvent être portés sur l’ensemble du corps (aux trois niveaux : tête, buste et cuisses). Également pour le kick-boxing japonais les coups de genou sont portés aux trois niveaux.
Technique de poing
Coups de poing usuels
coup de poing
– Straight-punch, direct en Français : coup de poing direct « long ». Le jab (coup de poing direct du bras avant) et cross (coup de poing direct du bras arrière) – Fig. 1.1 et 1.2.
– Short straight-punch : coup de poing direct « court » utilisé à distance rapprochée – Fig. 1.3.
– Hook-punch, crochet en Français : coup de poing circulaire « court » et le swing (appelé également stick-punch en anglais) : coup de poing circulaire long – Fig. 2.1. et 2.2.
– Uppercut (ou undercut en Anglais) : coup de poing remontant – Fig. 3.1.
– Overcut (ou overhand-punch et également drop en Anglais) : coup de poing descendant – Fig. 3.2 et 3.3.
Coups de poing moins usuels
– Back-fist* (ou reverse en anglais) : coup de poing en revers – Fig. 4.
– Spinning back-fist* (ou turning back-fist) : coup de poing en revers retourné.
– Jump-punch (ou superman-punch) : coup de poing en sautant – Fig. 5.
(*) Autorisé en kick-boxing japonais et uniquement chez les professionnels en kick-boxing américain mais pas dans tous les pays et fédérations internationales
N.B. : Cross-counter : se présente comme un contre qui croise le bras adverse. Il tient du cross (coup de poing direct du bras arrière) voire du half-hook (semi-crochet) ou de l’overcut.
Coups de poing hybrides
– Half-hook : semi-crochet en Français, coup de poing circulaire à mi-chemin entre un direct et un crochet – Fig. 6.
– Half-uppercut : semi-uppercut en Français, coup de poing rectiligne à mi-chemin entre un direct et un uppercut – Fig. 7.
– Bolo-punch: coup de poing circulaire et remontant (mi-crochet mi-uppercut).
Techniques de jambe
coup de pied
Coups de pied usuels
– Front-kick : coup de pied direct. Il est de forme « pistonnée », push-kick (pushing-kick) ou de forme « fouettée » (front snap-kick) – Fig. 1.
– Side-kick : coup de pied de côté – Fig. 2.
– Semi-circular-kick : coup de pied circulaire en diagonale remontante. Appelé également « diagonal-kick » et « forty-five degree roundhouse-kick » s’il est rotatif – Fig. 3.
– Round-kick : coup de pied circulaire. Si ce coup est rotatif, il se nomme « forty-five degree roundhouse-kick ». Comme tous les coup de pied, on distingue trois hauteurs de frappe : le coup de pied bas circulaire – en ligne basse (low-kick), le coup de pied médian (middle-kick) et le coup de pied en ligne haute (high-kick)* – Fig. 4.1 et 4.2.
– Reverse-kick : coup de pied circulaire inversé. Il peut être balancé avec une circumduction de hanche ou crocheté avec le genou (hook-kick) – Fig. 5.1 et 5.2.
– Back-kick : coup de pied en arrière – Fig. 6.
– Sweeping ou footsweep : coup de pied de balayage. Il existe différentes formes de coups de pied de balayage – Fig. 7.
(*) Usuellement, les coups de pied circulaires (roundhouse-kick) portent les noms suivants :
– Low-kick : coup en ligne basse (sous la ceinture) ;
– Middle-kick : coup en ligne moyenne (sur le tronc et les bras) ;
– High-kick : coup en ligne haute (niveau de la tête).
Ces vocables précédents sont des erreurs
de langage car les techniques de jambe portent chacune une appellation propre à sa forme de réalisation (Ex. : pour le coup de pied en ligne haute (« high-kick ») : on trouve le front kick, le hammer-kick, le hook-kick, etc., et pas seulement le roundhouse-kick comme on l’indique très souvent.
Coups de pied moins usuels
Catégorie des coups de pied dit « en bâton » (stick-kick). Ces techniques sont dites balancées à partir d’une circumduction de hanche. Ils sont les suivants :
– Crescent-kick : coup de pied en croissant (hanches de face). Il s’effectue de l’intérieur vers l’extérieur (inside-outside) ou le contraire (outside-inside) – Fig. 8.1 à 8.3.
– Hammer kick : coup de pied retombant porté avec le talon – habituellement surnommé, coup de pied en marteau. Il peut se porter avec une préparation de type crescent-kick ou directement dans l’axe direct. Lorsqu’il est préparé dans l’axe direct, il se nomme axe-kick ou coup de pied à la hache – Fig. 9.
Coups de pied retournés et volants
– Spinning hook-kick (ou turning hook-kick): coup de pied crocheté et retourné – Fig. 10
– Spinning side-kick : coup de pied latéral et retourné – Fig. 11.
– Spinning back-kick (ou turning back-kick) : coup de pied en arrière et retourné – Fig. 12.
– Jumping front-kick (ou flying-kick) : coup de pied frontal et sauté
– Jumping roundhouse-kick : coup de pied circulaire sauté
– Jumping side-kick : coup de pied latéral et sauté
– Jumping back-kick : coup de pied en arrière sauté.
(*) Certaines techniques-gestuelles peuvent être retournées et sautées à la fois
Techniques de genou (seulement en K1 rules)
Coups de genou usuels
coup de genou
– Rising knee-strike (ou knee-bomb) : coup de genou remontant (réalisé le plus souvent au corps à corps) – Fig. 1.
– Straight knee-thrust : coup de genou direct – Fig. 2.
– Long-range knee-kick (ou diagonal knee-strike) : coup de genou oblique remontant – Fig. 3.
Coups de genou sautés et doubles
– Jumping knee-kick ou flying knee kick : coup de genou de face sauté – Fig. 4.
– Double knee-kick : coup simultané des deux genoux (en sautant bien entendu).
(3) Ces techniques peuvent être données les hanches de face ou de profil, et emprunter différentes trajectoires (directe, remontante et descendante). Elles peuvent être sautées.
Actions offensives
L’attaque est une « activité destinée à imposer un état corporel à l’adversaire dans le but de prendre l’ascendant sur l’adversaire (voire le contrôle adverse) pour remporter l’opposition. Elle consiste, en toute logique, à utiliser les faiblesses adverses voire de les révéler cela par la mise en place d’un ensemble d’opérations de manœuvre. ». (Delmas, 1975). Pour simplifier, elle se définit par un « mouvement offensif destiné à atteindre des cibles adverses. ». On distingue plusieurs formes d’attaque :
– simple, faite d’un mouvement unique,
– doublée ou renouvelée (redoublement du même mouvement),
– fausse, attaque simple ou composée, incomplètement réalisée, destinée à tromper l’opposant voire à le faire réagir pour tirer parti de ses réactions,
– indirecte : différée, composée, simulée (comprenant appel, feinte, provocation, etc.),
– progressive (organisée autour de différentes actions pour s’approcher de la cible),
– cachée (masquée),
– en aveugle,
– sur préparation adverse, lancée alors que l’adversaire a entrepris une préparation d’attaque. Il s’agit ici plus précisément d’un coup d’arrêt voire d’un coup de contre (attaque dans l’attaque adverse).
– juste après l’attaque adverse. On parle ainsi de contre-attaque ou plutôt de riposte en sport de combat.
Actions défensives
La défense
La défense en boxe se résume par un ensemble d’actions destiné à faire échec à l’offensive adverse, comprenant les blocages de coups (Fig. 1.1 à 1.4), les esquives de coups (Fig. 2.1 à et 2.4), les déviations de coups (Fig. 3.1 à 3.3), la mobilité pour ne pas être atteint (les déplacements) et les actions de neutralisation par contrôle et saisie (Fig. 4).
Se garantir contre les attaques adverses se présente comme un des trois objectifs principaux à atteindre dans les sports de combat de percussion à côté d’attaquer les cible adverses et d’utiliser l’action adverse à son propre
avantage.
On distingue trois catégories de défense :
1 – La défense dite « classique » ayant pour but d’annihiler l’action adverse. C’est-à-dire, la simple mise en sécurité de ses propres
cibles, quelquefois réalisée en urgence (dite défense passive : « blocage passif » c’est-à-dire une couverture des cibles corporelles (action dite neutre ou d’encaissement du coup). Cette façon de faire ne permet pas toujours une riposte instantanée car il peut y avoir un effet d’ébranlement lors de l’impact.
2 – La défense dite « active » favorisant l’utilisation de l’action adverse. C’est-à-dire, la réalisation d’actions destinées à ne pas subir l’activité adverse voire à l’utiliser à son avantage (appelée par certains auteurs, défense active) : le « blocage absorbant » le coup adverse, le « blocage déviant » ou « déviation » de l’arme adverse appelée au 19e siècle, « parade chassée » dans le but de déséquilibrer l’opposant, et l’ « esquive » (dérobade sur place ou avec un déplacement, dégagement du coin, contournement de l’opposant). Ces trois formes permettent des ripostes instantanées. Puis le « coup d’arrêt » de l’action adverse qui peut être suivi avantageusement d’une riposte.
3 – Activité d’anticipation ayant pour but d’empêcher le déclenchement de l’offensive ou la mise en difficulté de réalisations offensives adverses dites de neutralisation: la « dissuasion » d’attaquer obtenu par le biais de techniques de déstabilisation (menace et fausse information), la « gêne de loin » (par mouvement de battement, de contact et d’écran), la « gêne de près » (diminution ou l’augmentation de la distance, saisie de l’opposant et verrouillage des armes adverses).
Ces deux derniers objectifs nécessitent des qualités d’initiative, d’anticipation et d’à-propos. Pour dépasser le cliché de la maxime suivante : « la meilleure défense c’est l’attaque », on dira : « Le but à atteindre serait d’être capable de défendre, de contre-attaquer (riposter) et contrer (attaque dans l’attaque) dans toutes les positions de corps et quel que soit la place dans l’aire de combat avec le moindre risque ».
Contre-attaque
Synonyme de riposte. Offensive déclenchée après une attaque adverse et généralement après avoir effectuée une défense. On parle aussi de « réponse » à l’attaque adverse : « Coup ou enchaînement de coups déclenchés après avoir annihilé l’attaque adverse par une technique de défense ». Ex. : blocage (ou déviation ou esquive) suivi d’une riposte du bras avant ou du bras arrière. En position de défense, on prend l’initiative de contre-attaquer juste au moment même où l’adversaire a terminé son attaque (on parle également de remise lorsque la riposte est identique à l’attaque adverse).
Attitude, garde et style
Article détaillé: posture en sport de combat
L’attitude désigne deux notions principales. D’abord la façon de se tenir en situation d’opposition (Façon d’être positionné, de se tenir, de s’orienter, d’être protégé ou en garde, etc., dans le combat – posture, garde, positionnement…) et d’autre part, la façon de se comporter sur le plan du comportement d’opposition (style utilisé, stratégie globale employée…). Ex. : on recense différentes attitudes de combat en boxe : garde de trois-quarts de face, garde de profil, garde en « crouch » (ramassée), garde basse, garde le poids sur jambe avant, garde le poids sur jambe arrière, garde en appuis très écartés, etc. Quelquefois, la position du corps peut indiquer les intentions d’un combattant à l’égard de son adversaire. Ex. : une attitude de profil peut être le signe d’un travail d’esquive et riposte du bras avant ainsi que de contre.
Les anglophones parlent plutôt de « position » que de « garde » à proprement parler (ex : « side-step » pour la garde latérale). La garde pour ces premiers c’est le haut du corps et également les appuis au sol, ainsi ils utilisent le terme « upright-stance » pour une position verticale de buste et « full crouch » pour une attitude recroquevillée. Pour nous, on utilise l’expression d’attitude de combat lorsqu’on désigne l’ensemble. Donc lorsqu’on parle de « garde » dans l’école française, on pense souvent à la position des bras pour se protéger. Mais bien plus que cela, elle désigne une organisation corporelle permettant au combattant de se préparer à défendre et d’autre part à passer à l’offensive, cela dans une configuration qui lui offre un maximum de sécurité et d’efficacité. Différentes positions permettent de faire face à un adversaire avant et pendant l’engagement et sont appelées à défaut « garde ». Comme son nom l’indique, « être sur ses gardes » c’est se mettre en alerte permanente et adopter une position favorable pour réagir. De nombreuses attitudes de garde existent : garde trois-quarts de face, de profil, garde inversée, garde haute, garde basse, garde avancée, garde ramassée, etc. Certes, il très important « d’être gardé » (hermétique), mais il faut également adopter une attitude qui permettre d’agir et de réagir rapidement et avec efficacité (donc adopter une posture efficace). A contrario un boxeur n’adoptant pas d’attitude définie où ayant les bras « en bas » est dit « non gardé ». D’ailleurs, certains boxeurs font ce choix dans la perspective de construire leur jeu sur la base de contre-informations (tromperies).
Le style représente la manière de faire propre à chaque individu et que l’on peut rapporter à des classes de « comportement-type ». Elle est propre à son tempérament, à son potentiel physique ou à ce qui lui a été enseigné par son école de boxe. Ainsi, on distingue : l’attentiste du fonceur et le technicien du frappeur, mais ce classement ne s’arrête pas là. On recense différents caractères variables pour chaque « typologie ». Par exemple, chez les styles « techniques » : boxer en coups longs, en coups d’arrêt, en coup de contre. Chez les styles « physiques » : faire le forcing, boxer en crochets puissants « à la godille », chercher le corps-à-corps, chercher le coup dur. Lorsqu’un combattant utilise sa façon habituelle de boxer (son style habituel), on dit qu’il est sur son « registre » ; cela à la manière d’un musicien qui répète ses gammes préférées.
source: wikipédia